01.09.2010

La Vespa et la carte

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A Guînes, petite ville du Pas-de-Calais, j'ai eu l'oeil attiré par cette Vespa (si c'en est bien une) avec la carte de la Côte d'Opale (entre Boulogne-sur-Mer et Calais) bien protégée par une pochette en plastique.

30.08.2010

Les poules de Hardinghen

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En juillet, j'avais passé une semaine dans un gîte rural près du Cap Gris-Nez, à Hardinghen, non loin de Marquise. Nous logions dans une aile de la ferme et tous les matins une dizaine de poules rousses passaient sous la haie et venaient picorer dans le jardin. Je les ai même enregistrées avec mon petit dictaphone numérique. Ici, mon ami S. lit un bon bouquin, entouré par les poules picorantes et caquetantes.

Contrejour

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Un moment, j'ai vu mon ami S. en contrejour, dans le reflet du soleil déclinant sur la mer. Si jamais il décide d'entamer une carrière de prédicateur-guérisseur, cette photo pourrait aisément servir à faire un poster à sa gloire.

29.08.2010

Au Cap Blanc-Nez

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C'est la marée haute à présent. La plage immense est devenue bien plus étroite. Au fond, on distingue la large baie de Wissant et puis, sur la droite, l'avancée du Cap Gris-Nez.

Escalles

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Au pied du Cap Blanc-Nez, dans la lumière du soir, le village d'Escalles.

La plage immense (2)

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28.08.2010

La plage immense

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A marée basse, la plage immense entre Wissant et le Cap Blanc-Nez.

Rochers et algues

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Sur la plage, immense à marée basse, entre Wissant et le Cap Blanc-Nez.

26.08.2010

Les nuages et les fils

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Au-dessus de Hardinghen, petit village du Pas-de-Calais où je séjournais, le ciel du soir et des câbles de haute tension.

Sable et rochers

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Entre le Cap Gris-Nez et le village d'Audresselles, du haut de la falaise.

Au Cap Gris-Nez

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Parmi les nombreux touristes, au Cap Gris-Nez, près du phare.

25.08.2010

Du haut du Cap Gris-Nez

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Du haut du cap, près du phare, depuis un chemin touristique ultra-aménagé, la vue porte jusqu'aux falaises anglaises, qui semblent si proches.

Vers Audresselles (2)

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Mon ami S. marche en avant, il fait chaud mais il y a du vent, le chemin longe la falaise, dans une petite heure nous arriverons à Audresselles, un village de pêcheurs.

24.08.2010

Vers Audresselles (1)

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Encore une fois, je suis rentré d'Avioth, mon village préféré. Peu de marches cette fois-ci, il y avait d'abord trop de pluie, puis ce fut une mini-vague caniculaire. Un jour d'ombre et de lumière, de nuages blancs et gris, et de trouées de bleu, j'ai parcouru la campagne et les bois, par Thonne-le-Thil et Breux, pendant près de quatre heures. J'ai lu l'autobiographie de Pablo Neruda ("J'avoue que j'ai vécu") et j'ai regardé plusieurs films sur mon ordinateur portable, dont "Quai des orfèvres" (H.G. Clouzot), "Le petit fugitif" (un bijou du cinéma indépendant américain des années 50), "Mother" (un étonnant film sud-coréen), "L'île" de Pavel Lounguine, "Papa est en voyage d'affaires" de Kusturica.

Et dans le train entre Virton et Bruxelles, pendant plus de deux heures, j'ai écouté deux des cours de Michel Onfray, sur Freud, à l'université populaire de Caen. Passionnante écoute, en voyant défiler les paysages splendides de la Gaume, de l'Ardenne et du Condroz.

En juillet, j'étais allé avec un ami, sa fille, et deux copines, pendant une semaine dans un gîte à la ferme, près du Cap Gris-Nez. Et donc, nous voici, sur cette image, en randonnée entre le Cap Gris-Nez et le village d'Audresselles. Nous sommes bien loin de Blankenberge. Les champs et les prairies viennent jusqu'au bord de la falaise. Marcher, marcher, dans l'air marin, respirer...

12.08.2010

Repartir

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Je prends congé dès maintenant. Demain, je repars dans mon village préféré. Pour moi, pour le moment, c'est actuellement le meilleur endroit où être, où vivre. Je reviens le 23 août. A bientôt.

09.08.2010

Les sciences désenchantent-elles le monde ?

Après cette série suisse, je reproduis ici le texte d'un article paru sur le site Pseudo-sciences (un remarquable site scientifique et sceptique).

Les sciences désenchantent-elles le monde ?

par Fabrice Neyret - SPS n° 290, avril 2010

Certains se méprennent parfois sur le sens de la maxime zététique proposée par Henri Broch [1] « le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance », accusant sceptiques et scientifiques d’être des « briseurs de rêves ». Cette maxime reconnaît, justement, le plein droit au rêve : si d’humeur vagabonde il nous plaît de reconnaître des animaux dans les nuages, un visage sur la Lune ou sur mon pain grillé, si jouer avec l’idée d’extraterrestres en visite ou de constructions martiennes titille notre imagination, ou celle de votre enfant le soir lorsque vous lui contez une légende envoûtante, si lire notre horoscope (ou mieux, celle du patron honni) nous amuse, relever une coïncidence nous inspire, ou un jeu de mots, ou une association d’idées, si la musique ou la couleur d’une œuvre nous emporte, grand bien nous fasse ! S’amuser, ressentir, créer, imaginer, s’émouvoir, sont des facultés humaines nobles, voire indispensables à une existence équilibrée.

Par contre, s’il s’agit de se forger une opinion, ou de nourrir une décision, qui aura des conséquences matérielles ou morales pour vous ou pour autrui, alors c’est tout autre chose : il est probable qu’alors vous souhaitiez vous prononcer en connaissance de cause, fondée autant que possible sur le « vrai », que votre choix se base ensuite sur l’intérêt, l’éthique, ou le ressenti. À moins que vous préfériez sciemment vous en remettre au hasard, mais, là aussi, en connaissance de cause. Dans tous les cas, il ne s’agit alors plus de rêve, mais bien de rationalité : pour que votre décision soit la vôtre, et non celle d’un rêve qui vous dirige… ou qu’on vous insuffle (à commencer par la publicité, qui aimerait bien nous enchanter à plein temps ! Mais les mouvements d’opinion peuvent parfois aussi assoupir notre entendement au nom de slogans, d’idéaux plaisants, ou de peurs).

Les croyances, les mythes, les us et coutumes, font partie de la culture, nationale, familiale, professionnelle, ou autre. Dans le monde pluri-identitaire qui est le nôtre, nous pouvons chacun composer les divers moments de notre journée avec les éléments des différentes cultures qui nous habitent, voire en jouer selon le contexte. Bien des personnes savent piocher entre les éléments traditionnels (par exemple pour l’alimentation, la musique, la littérature, les rituels familiaux voire religieux) ou modernes (santé, technologie, éducation scolaire…) de leurs cultures, et opter dans leur quotidien entre ce qui doit relever de la rationalité – inspirée par la connaissance scientifique – ou de la culture traditionnelle, si elles devaient entrer en contradiction. Quand elles optent pour le premier choix, ces personnes ne pensent pas que le monde en est désenchanté : elles font la part des choses entre ce qui relève dans tel contexte du récit culturel et de ce qui relève de la décision éclairée. Elles n’ont pas soudain renié leurs autres cultures et identités, qui leurs proposent autant de facettes pour vivre et apprécier le monde. Par contre, des personnes peu enclines à accepter que leurs « concitoyens culturels » arbitrent certaines décisions au détriment d’un concept ou précepte culturel (lié aux conceptions du monde et des origines, aux pratiques de santé, au comportement social, voire juste à une « recette de grand-mère », dicton ou croyance populaire), peuvent être tentées de jouer l’amalgame entre l’agression culturelle (le « désenchantement », le « brise-rêve ») et la prise de décision libre et éclairée. Comme si rêve et vigilance étaient incompatibles en un même individu, et devaient s’appliquer aux mêmes choses, aux mêmes situations !

Attention, il ne s’agit pas de prétendre, comme le font les relativistes, que tout se vaut, et qu’une vérité rationnelle et scientifique ne vaut pas plus qu’une autre : s’il s’agit de « dire le vrai » sur des phénomènes quantifiables, la science est la méthode la plus appropriée [2]. Par contre s’il s’agit d’apprécier le monde qui nous entoure, d’éprouver, jauger et créer du beau ou de l’émouvant, alors oui, toutes les facettes cognitives dont est capable notre cerveau sont bonnes à prendre.

Par-dessus notre culture, notre famille, nos rêves d’enfants, nos ressentis, nos goûts et attirances, nos peurs et dégoûts, notre imaginaire, notre littérature, la connaissance scientifique apporte (indépendamment de ses réalisations opérationnelles) de nouveaux concepts, de nouveaux récits sur le monde qui nous entoure, sans ôter les précédents. Disposer de plus de vocabulaire, de plus de concepts, nous permet des pensées plus précises, et finalement une perception du monde plus riche : l’acuité est ainsi accrue pour les Inuits avec leurs nombreuses expressions pour qualifier la neige, pour les aborigènes d’Australie dont la dénomination des couleurs comporte des nuances supplémentaires (mais aussi d’autres en moins), et même s’agissant de la perception des douleurs internes pour l’Homme moderne qui a désormais connaissance de ses organes. Réciproquement, « quand on n’a qu’un marteau (conceptuel), tout ressemble à un clou » : l’inculture appauvrit l’imaginaire.

Bien que scientifique et passionné de culture scientifique, je continue à être touché par la beauté de la nature, d’une fleur, d’un arbre, d’un nuage, d’une montagne, d’un ruisseau. Mais je dispose d’« yeux » supplémentaires, « ouverts » par la biologie végétale, la géologie, l’aérologie et la mécanique des fluides, la physique, la géométrie, la morphogénèse, qui me rendent capable de « lire », voir, bien d’autres aspects auxquels je serais autrement aveugle : des aspects de structure, d’organisations, de mouvements, de ressemblances et dissemblances, de temporalités, d’analogies, d’actions invisibles en train de se dérouler lentement, de relations de voisinage, d’inscriptions dans une histoire de l’objet observé, de son contexte, de sa ou ses famille(s). Grâce à la culture scientifique, je dispose d’énormément d’autres façons de voir et ressentir la nature et de la trouver belle, sans avoir rien perdu des autres. Et une culture en littérature, en poésie ou en peinture, une pratique du dessin, m’apporteraient elles aussi autant d’« yeux » supplémentaires.

Au-delà des concepts, les instruments scientifiques nous ont fait découvrir l’extraordinaire vision de l’intérieur du corps, à toutes les échelles, et l’extraordinaire vision de l’Univers, notre galaxie et ses nébuleuses, les autres galaxies si semblables et différentes, et la mousse de l’univers lui-même, alors qu’il y a quelques décennies à peine nous n’avions connaissance que d’une soupe d’étoiles, ignorions la dérive des continents, l’ADN support de l’évolution et de l’apparentement. La science a fait tomber les mythes de la Création (sans nous priver de leurs récits littéraires), et les préjugés sur la nature et la place du « Blanc », de l’Homme, de la vie, de notre habitat. Mais en échange, elle nous a appris que nous sommes enfants de supernovae, parents de toutes les espèces terrestres – voire des cailloux –, elle a renouvelé, par les connaissances nouvelles inimaginables, toutes les questions philosophiques sur la vie, l’univers, la nature de la matière, de l’espace et du temps, nous offrant une profusion de matière à penser, mais aussi à imaginer, à rêver. Donc, loin de désenchanter, la culture, la connaissance, et notamment les nombreux pans de la connaissance scientifique, permettent au contraire d’enchanter davantage le monde !

Fabrice Neyret est Directeur de Recherche CNRS en synthèse d’images. Il est actif dans la médiation scientifique et est également l’actuel président de l’Observatoire Zététique.

Un petit lac près de Gruben

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Ma mère et moi, au bord d'un petit lac près de Gruben, dans le Valais. 26 juillet 1964.

08.08.2010

Le clocheton

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Le clocheton de la chapelle de Hohe Stiege, près de Saas-Fee, le 15 août 1964.

Monsieur F. et la cascade

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Mon père a photographié son ami, monsieur F., devant la cascade de Saas-Almagell, le 13 août 1964.

Cabane Tourtemagne

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Un refuge de montagne, la Cabane Tourtemagne (j'aime bien ce nom), le 1er août 1964. Après une longue marche en terrain pierreux et escarpé, la vision de la cabane devait être un soulagement.

Au-dessus des nuages

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Les sommets émergent des nuages. Une vue prise du sommet du Fletschhorn, 17 août 1964.

Brunegghorn

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Et encore un autre sommet, qui semble ici émerger de la neige, le Brunneghorn. 1er août 1964.

07.08.2010

En bleu et blanc

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La pureté de la neige et du ciel, très haut. Biesjoch et Weisshorn, dit la légende de la diapositive. 1er août 1964.

Mischabel

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Je me souviens que mon père, carte sur les genoux, aimait repérer les sommets offerts à sa vue, et les désigner par leur nom. Je trouvais ça un peu vain. Les sommets en soi n'ont pas de nom, ils n'ont que les noms que les hommes leur donnent. Ici, le massif des Mischabel, près de Saas-Fee, le 1er août 1964.

Breithorn

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Sur un autre sommet du Valais, le Breithorn, le 1er août 1964. Je suppose que l'homme est un guide de montagne, et que mon père est à l'autre bout de la corde.

06.08.2010

Au sommet du Fletschhorn

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Pendant que je restais dans la vallée ou sur les alpages avec ma mère, mon père faisait des courses en haute montagne. Le voilà, à droite, en compagnie de son ami, monsieur F. (à moins qu'il ne s'agisse d'un guide ?) sur le sommet du Fletschhorn (3993 m). 17 août 1964.

Boy et Cyrille

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Nous sommes le 1er août 1964, sur la terrasse d'un hôtel de montagne, à Rosswald, dans le Valais. La légende de la diapositive m'apprend que le petit garçon s'appelle Cyrille et que le chien s'appelle Boy. C'était peut-être l'enfant de la famille qui tenait l'hôtel, ou pas. Ce doit être un quinquagénaire maintenant, et l'homme à l'arrière, comme le chien, sont bien sûr morts depuis. Instant suspendu.

Monsieur F. et les jumelles

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Monsieur F., l'ami de mon père, regarde un sommet, le Bortelhorn, aux jumelles, le 4 août 1964.

Une petite chapelle sur le chemin

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Je suis avec ce cher monsieur F., le vieil ami de mon père, et je regarde à l'intérieur d'une petite chapelle, sur le Kapellenweg, près de Saas-Fee, dans le Valais. 10 août 1964.

05.08.2010

Un hameau dans la montagne

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Quelques chalets perdus dans la montagne, près de Gruben, dans le Valais. 10 août 1964.