31/01/2016

Le monument aux cheminots

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Chaque fois que je vais à la Gare centrale de Bruxelles, je vois ce monument aux cheminots morts pour la patrie, qui ressemble assez à l'esthétique du réalisme socialiste.

30/01/2016

Vallotton

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J'aime bien cette petite affiche de Félix Vallotton ("La paresse"). Un matin de soleil, elle était joliment éclairée.

29/01/2016

Lignes bruxelloises (3)

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Le Centre Monnaie, mocheté typique des années 70, a remplacé l'ancienne Grand Poste, abattue en 1966.

Lignes bruxelloises (2)

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Les plafonds à caissons vitrés de la Galerie du Centre, à Bruxelles. Construite en 1951-1952, elle a été fort délaissée ces dernières années. Une revitalisation y est cependant en cours. On y trouve le cinéma Aventure, récemment rénové, qui offre une excellente programmation, mais aussi des fast-foods et, activité économique insolite mais aussi très inutile à mes yeux, de multiples salons de pose d'ongles postiches.

Lignes bruxelloises (1)

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«"Wood lines # 4" : cette oeuvre du plasticien néo-zélandais Walt Withington (1966, vit et travaille à Londres et Berlin) interroge la linéarité de l'espace concret et la manière non fortuite dont le regardeur interprète la matérialité du bois au travers de la rupture des textures» (Art Press, 2013, n°235, p. 66). 

Oui. Oui, oui. Euh non. Ce sont des planches avec des supports destinées à supporter (précisément) les tables d'un restaurant pour touristes, en terrasse, dans la Petite Rue des Bouchers (devenue, avec la Rue des Bouchers voisine, un véritable "Touristland" alimentaire de masse). 

28/01/2016

Lucien lit

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La neige sur les étangs

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Vers le 15 janvier, la neige tombait sur les étangs d'Ixelles.

Potimarrons

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De bonnes soupes en perspective.

Gouttes de glace (3)

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27/01/2016

Gouttes de glace (2)

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Gouttes de glace (1)

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Une maison d'Avioth, qui semble inoccupée, a une corniche en mauvais état d'où tombent sans cesse de grosses gouttes, après l'averse, ou à la fonte des neiges. Ces gouttes tombent sur un talus herbeux, enrobent les brins d'herbe, puis gèlent dès le que le froid s'installe. Nous avons ainsi des petits champignons de glace, qui contiennent chacun un brin d'herbe. C'est en tout cas comme ça que j'imagine l'origine de ce phénomène. Le résultat est magnifique.

Le soleil dans la forêt (4)

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Là, on sort du bois. Les deux clochers de la basilique d'Avioth se profilent à l'horizon.

26/01/2016

Le soleil dans la forêt (3)

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Le soleil dans la forêt (2)

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25/01/2016

Le soleil dans la forêt (1)

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Une petite série faite dans les bois près d'Avioth.

Les cimes

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La mare gelée

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Une petite mare, formée dans un fossé, a gelé. On y voit de belles ellipses concentriques.

La borne

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Une borne de pierre, bien moussue, dans la forêt, près d'Avioth.

24/01/2016

Traces enneigées

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Sillons

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Jeudi dernier, alors que l'Ardenne était encore sous la neige, le dégel était bien amorcé autour d'Avioth. Certains chemins étaient déjà fort boueux, mais j'ai pu admirer les labours et les sillons.

Sinistre total

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Coquetier

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Facétie : ce n'est pas un oeuf mollet qui est dans le coquetier, mais une pomme de terre.

23/01/2016

La halte sous la neige

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Je viens de rentrer, une nouvelle fois, d'une excellente petite semaine à Avioth. Mes chers amis Lucien et Arnaud étaient là (d'autres aussi...), et nous avons bien lu, bien visionné des films ("De sang-froid" de Richard Brooks ; "Les temps modernes" de Charlie Chaplin ; "Le dernier samouraï" d'Edward Zwick ; "Sister act" ; l'inénarrable "Plan 9 from outer space" d'Ed Wood ; "Birdy" d'Alan Parker). J'ai lu, entre autres, "L'avenir du climat : enquête sur les climato-sceptiques" du journaliste scientifique du Monde, Stéphane Foucart : remarquable !

Image : les quais de la gare de Florenville, où je viens de prendre le train pour Libramont et, ensuite, Bruxelles.

21/01/2016

Les oignons frits

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20/01/2016

Les noix (2)

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19/01/2016

Les noix (1)

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18/01/2016

Salades

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17/01/2016

Jaillissement vert

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16/01/2016

Ligne de choux

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Livres et films

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Quelques livres lus, quelques films vus récemment. 

Livres

"Le météorologue" d'Olivier Rolin. A l'origine, je croyais qu'il s'agissait d'un roman. Mais non, ce livre est un récit, une enquête. Olivier Rolin a pris connaissance, dans les îles Solovki (archipel de la Mer Blanche en Russie) où fut créé le premier camp de détenus politiques de l'ère soviétique, d'un livre reprenant les lettres envoyées par un détenu à sa petite fille. Ce prisonnier était un météorologue éminent, qui avait contribué à mettre en place un remarquable réseau de stations météo en URSS. En 1934, quand la terreur stalinienne se déchaîna de plus belle, il fut arrêté pour un prétendu sabotage et envoyé aux îles Solovki. En 1937, il fit partie d'un groupe d'un millier de prisonniers exécutés, au cours de la grande terreur de masse, quand chaque région, chaque ville, devait fournir son contingent de fusillés et de déportés. Olivier Rolin reprend le contenu de nombreuses lettres, joliment illustrées d'aquarelles de la nature nordique, et retrace le destin de cette victime de la terreur stalinienne.

"Une journée d'Ivan Denissovitch" d'Alexandre Soljenitsyne. J'ai enchaîné avec la lecture de ce classique, dont la publication, dans une revue littéraire soviétique en 1962, devait marquer l'éphémère "dégel" khrouchtchévien. Une journée d'un détenu "de base" donc, racontée par le menu, y compris dans ses aspects les plus concrets, banals. Une légère déception à la lecture toutefois, devant l'accumulation de détails matériels parfois difficiles à comprendre et à visualiser.

"Utøya" de Laurent Obertone. L'auteur, écrivain et essayiste, a produit là un livre choc, un événement littéraire marquant. Après avoir épluché la totalité des écrits (du manifeste) d'Anders Behring Breivik, le tueur de masse qui a massacré 77 personnes en juillet 2011 à Oslo et surtout dans l'île d'Utøya, où se réunissent chaque année les jeunes travaillistes norvégiens, les rapports de police, ceux des médecins légistes et des experts psychiatres, les comptes-rendus exhaustifs du procès, Laurent Obertone a écrit ce livre en se mettant littéralement dans la peau de Breivik, dans sa logique. On le suit minute par minute dans la petite île où il traque et tue les jeunes militants, on le suit aussi au fil des années où il a rédigé son manifeste de 1500 pages, réuni le matériel nécessaire pour les explosifs destinés à faire exploser le quartier gouvernemental d'Oslo. Un livre remarquable, souvent éprouvant, marqué aussi par un humour noir, impitoyable, dévastateur.

Films

"Avril et le monde truqué" de Frank Ekinci et Christian Desmares. J'avais un a priori favorable pour ce film d'animation, réalisé avec le dessinateur Tardi dont il reprend l'univers graphique. On est en 1941, dans un Paris uchronique dominé par la machine à vapeur, où règne Napoléon V. Des téléphériques géants relient Paris et Berlin. Graphiquement, c'est une réussite, mais l'histoire se complexifie sans cesse pour aboutir en deuxième partie à un fatras souvent incompréhensible (varans surpuissants vivant dans un monde souterrain technologiquement supérieur, élixirs divers). 

"Les cowboys" de Thomas Bidegain. La quête éperdue d'un père (remarquable François Damiens, bien loin de son registre habituel) à la recherche de sa fille, engloutie dans les réseaux djihadistes et salafistes, au fil des années, partout dans le monde. Puissant, grave, juste film.

"La vie très privée de Monsieur Sim" de Michel Leclerc, dont j'avais bien apprécié les films précédents ("Télé-Gaucho", "Le nom des gens"), avec l'irremplaçable Jean-Pierre Bacri, ici un homme mûr à la dérive, drôle et touchant à la fois. 

"Au delà des montagnes" de Jia Zhang Ke, cinéaste chinois qui nous a déjà plusieurs fois plongé dans les rapports sociaux inégalitaires et violents de la Chine contemporaine. On suit ici divers personnages dans trois contextes géographiques et temporels (une ville industrielle de Mandchourie en 1999, Shanghai en 2014 et une grande ville australienne en... 2025). Les deux premières parties sont très convaincantes, puissantes même, mais la dernière dérape à mon avis, et devient peu crédible. 

"Ixcanul" de Jayro Bustamante. Un film guatémaltèque, c'est plutôt exceptionnel. On suit une jeune indienne Maya, destinée à un mariage arrangé avec le contremaître de la plantation de café locale, mais qui se retrouve enceinte de son amoureux, un jeune ouvrier agricole qui rêve d'émigrer aux Etats-Unis, l'eldorado à l'attrait invincible, qu'il imagine déjà derrière l'énorme volcan qui écrase tout le paysage. Un film prenant, visuellement magnifique aussi.

"The man in the high castle", enfin. J'ai pu visionner l'intégralité de la première saison de cette série, réalisée par les studios Amazon. Dix épisodes qui se déroulent dans une Amérique uchronique de 1962 : après la victoire des forces de l'Axe, les anciens Etats-Unis ont été partagés entre le Reich nazi, qui contrôle tout l'est et le centre du pays, et le Japon impérial militariste, qui occupe les Etats de la côte pacifique. Entre les deux, une zone neutre, non occupée, dans les Montagnes Rocheuses. Des résistants tentent de faire passer des films mystérieux, uchroniques à leur tour (ils montrent un monde alternatif où ce seraient les Alliés qui auraient gagné la guerre), à un mystérieux "Maître du Haut Château"). C'est une adaptation très réussie d'un classique de l'uchronie, dû à Philip K. Dick. Visuellement en tout cas, c'est saisissant. L'image jointe (une capture d'écran) montre un Berlin nazi de 1962 (où Hitler, vieillissant et malade, doit lutter contre les complots de Reinhard Heydrich) : un métro aérien passe près de la Colonne de la Victoire.